Le Parc aventure de Chaumont inaugure son dixième parcours

Par Nicolas Heiniger / 22.05.2017 ARCINFO.ch

NEUCHÂTEL – Sept tyroliennes consécutives pour le nouveau «Zig-zag».

Debout sur une étroite plateforme en bois fixée contre le tronc d’un épicéa, à bien dix mètres du sol, on attend notre tour pour s’engager sur la dernière des sept tyroliennes qui composent le parcours Zig-zag. Comme il vaut mieux ne pas trop regarder en bas, on jette plutôt un coup d’œil à notre droite, où le panorama, avec le lac et les Alpes en arrière-plan, est à couper le souffle. Puis, arrimé au câble métallique grâce à une sorte de poulie fixée à notre baudrier, on s’élance, heureux comme un gamin.

Ce parcours est la dernière nouveauté au Parc aventure de Chaumont, qui fête cette année ses six ans d’existence. Son créateur, Nicolas Abundo, en a repris l’exploitation en direct cette saison, après l’avoir jusqu’ici sous-traitée. «J’ai d’autres sociétés mais ça, ça me passionne», explique ce natif de Neuchâtel, qui s’est établi à Montreux après avoir vécu de nombreuses années à l’étranger. Durant la semaine, ce sont des employés qui font tourner le parc mais le week-end, Nicolas Abundo vient œuvrer à Chaumont avec son épouse et leurs trois fils. «Ça nous permet de nous retrouver», sourit le patron.

Des élèves et des policiers

Le parcours Zig-zag est le dixième du parc. Il ne présente pas de difficulté insurmontable pour une personne en bonne condition physique, même si, bien sûr, il vaut mieux ne pas être sujet au vertige… Au niveau de la sécurité, des poignées magnétiques ont remplacé les traditionnels mousquetons. Une fois qu’on est attaché au câble de sécurité, impossible d’ouvrir les deux poignées en même temps. Et une puce électronique empêche l’ouverture du dispositif si l’on tente de s’accrocher au mauvais câble.

Si ce système représente un investissement certain (300 francs pièce contre 60 pour les mousquetons), il permet de recevoir des classes qui, pour des raisons d’assurance, ne seraient pas autorisées à déambuler dans les arbres avec le système traditionnel. «Nous accueillons beaucoup d’écoliers et de familles mais également des agents de la police neuchâteloise, qui viennent s’entraîner sur la piste noire (réd: la plus difficile)», indique Nicolas Abundo.

«Ouistiti!», appelle une voix, quelque part dans la forêt. C’est le signal de détresse que les clients apprennent lorsqu’ils arrivent à l’accueil. Aussitôt, un employé du parc accourt à la rescousse. Généralement, il suffira de quelques conseils calmement énoncés pour que le client en fâcheuse posture puisse continuer. Mais les employés sont également capables d’intervenir à l’aide d’échelles pour aller secourir la personne qui serait véritablement coincée.

Après six ans, la fréquentation est-elle satisfaisante? Plutôt oui, répond le patron. Les clients, des familles surtout, viennent de toute la Suisse. La météo joue bien sûr un rôle: «S’il ne fait pas beau, on peut avoir huit réservations annulées d’un coup». Mais même par temps de pluie, le parc reste ouvert, «sauf s’il y a un orage ou un déluge».